ROCAMBOLE
ROCAMBOLE de Ponson du Terrail

Rocambole est un dangereux criminel qui vole et tue sans aucun remords. Après avoir passé quatre années en Angleterre pour se cacher de la police, revient en France, sous l’aspect d’un dandy mais toujours prêt à commettre n’importe quels crimes afin de faire fortune.
Sa première ignominie sera de s’emparer de l’identité du jeune Marquis de Chaméry, qu’il laissera pour mort, noyé après le naufrage de leur bateau.

Par olivier, le 14 novembre 2009

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Notre avis sur ROCAMBOLE # – ROCAMBOLE de Ponson du Terrail

La collection Ex-libris, sous la direction de Jean David Morvan, est une collection d’adaptation de grandes œuvres littéraires en bande dessinée.
Frédéric Brémaud a choisi d’adapter Rocambole, le roman feuilleton de Ponson du Terrail, qui fut un grand succès populaire au XIXème siècle.
Contrairement au feuilleton télévisé qui avait été tiré du roman, Rocambole retrouve ici son vrai rôle de méchant sans scrupules et sans morale, qui tuerais père et mère, ce qui en l’occurrence n’est pas qu’une simple expression, pour parvenir à ses fins.
Frédéric Brrémaud revisite ce roman noir, à l’intrigue échevelée, parsemé de meurtres sordides, de tromperies et de mensonges. Il lui insuffle une nouvelle vie, avec une fantaisie pétillante qui oscille entre humour noir et burlesque.
Il fait le choix de la légèreté dans cette réécriture qui garde la trame et le déroulement de l’intrigue imaginée par Ponson du Terrail, mais que les facétieux auteurs parsèment de touches d’humour, et de clins d’œil qu’un regard attentif ne manquera pas de repérer.
Un scénario qui mène l’histoire à fond de train, plein de rebondissements, d’action, et d’aventures.
Il est difficile de ne pas être étourdi devant le rythme trépidant imposé par l’histoire et l’hécatombe provoquée par Rocambole.
Tout va très vite, trop vite peut-être, mais condenser un roman fleuve en 48 pages n’est pas chose aisée et quelques pages supplémentaires auraient peut-être apporté une respiration au récit et permis de ralentir quelque peu le rythme effréné des morts violentes.
L’atmosphère du XIXème siècle est superbement bien rendue par le talentueux Fédérico Bertolucci qui nous offre un graphisme espiègle, qui atténue la noirceur de l’intrigue et colle admirablement au ton léger et enjoué du scénario.
Le dynamisme qu’il insuffle dans son dessin, les petits détails qui transforment une planche en vrai moment de bonheur font de cette adaptation un pari réussi.

Par Olivier, le 14 novembre 2009

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